War'r Prim
    PLUGUFFAN - PLUGUEN

Un riche patrimoine

samedi 23 janvier 2010


Un patrimoine préservé

L’église (monument historique classé en 1916)

L'église de Pluguffan

Dédiée à Saint Cuffan (Sant Keon), patron de la paroisse, elle fut reconstruite au XVème siècle, agrandie au XVIème, puis encore au XIXème. Elle présente des éléments architecturaux d’époques et de styles différents :
- les piles du choeur (XIIIème), dans le style de Languidou.
- le clocher (1458), construit sur un arc diaphragme portant une flèche de style ogival.
- le porche (1587), avec fenêtre Renaissance.

A l’intérieur, outre la voute de la nef romane, de nombreux éléments décoratifs sont dignes d’intérêt. En particulier, côté chevet, deux statues en bois polychrome et doré du XVIIème : une Vierge mère et saint Cuffan encadrent un vitrail du XVIème figurant une crucifixion.

On accède à l’église par un arc de triomphe (XVème) qui ouvre sur un enclos occupé - au sud - par un calvaire (XVIème) et - au nord - par sept pierres tombales.

Autres curiosités à découvrir tant à l’intérieur qu’à l’intérieur : de nombreux signes et inscriptions gravés dans la pierre.

La chapelle Notre Dame de Grâce

La chapelle Notre Dame de Grâce Erigée en 1685, agrandie en 1867 par l’architecte Joseph Bigot qui s’est attaché à y préserver la Divine Proportion, elle est la seule chapelle subsistant sur la commune.

Une fresque mise au jour en 1978 et plusieurs éléments décoratifs sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Par exemple, la statue de Notre Dame de Grâce (XVIIème), en bois polychrome, ou encore celles de Sainte Anne et Saint Joseph. Derrière l’autel, un beau vitrail évoque les épisodes de la vie de la Vierge. Il fut offert en 1875, par un couple d’agriculteurs de la paroisse.

Sur le placitre, une croix avec pietà au revers et en contrebas de la route, une fontaine votive.

Un pardon s’y déroule chaque année, le 1er dimanche de septembre.

L’association des Amis de la chapelle a édité en 2007, un livret* illustré présentant cet édifice. Rédigé à partir de recherches menées par deux Pluguffanais férus d’histoire, il enrichit la bibliographie relative à la commune.

* livret disponible au prix de 15 €

La fontaine près de la chapelle notre Dame de Grâce

Deux calvaires et une dizaine de croix de chemins sont répertoriés sur la commune. Six d’entre eux sont du XVIème siècle.

Un petit patrimoine entretenu

Fontaines, lavoirs, fours à pain ajoutent également au cachet de la campagne pluguffanaise. Certains d’entre eux ont été remis en état, parfois lors de travaux effectués par les chantiers d’insertion pilotés par l’Ulamir e Bro Glazik.

C’est le cas de ce four à pain, dégagé de sa gangue de broussailles en 2006, qui servit à cuire le pain du hameau de Keraotred Vihan. Le repérage précis de son agencement permettra une reconstruction à l’identique, près du lavoir du bourg, au Nord d’un sentier piétonnier. Un plan de 1834 recensait 97 fours à usage collectif.

Le four à pain de Keraotret

Des vestiges archéologiques

Le plus ancien est sans conteste le dolmen de Menez Liaven, enchâssé dans le bois des Korrigans (propriété privée). Cette chambre de sépulture date du Néolithique, autrement dit, de 5 000 à 4 500 ans avant notre ère.

Le Dolmen de Menez Liaven

Les tumuli de Kervernar, datés du bronze ancien, découverts en 1968, révélèrent des poteries et quelques outils de silex. Ils ont été reconstitués au musée préhistorique de Pors Carn, à Saint-Guénolé Penmarc’h.

Le tumulus de Kereured qui abritait un vase et un poignard en bronze, a disparu, tout comme la tourbelle gauloise de Kerinig ar Vourc’h qui, ayant été violée, n’a rien livré.

Bien d’autres vestiges ont été découverts : haches à douille, poteries, meules et tuiles gallo-romaines, habitation de l’âge du fer...

Un patrimoine privé conséquent

Maner Kerfeneg Le manoir de Kerfeneg restauré, aujourd'hui siège de l'entreprise Joncour

Construit en 1880 par Joseph Bigot, ce manoir servait de but de promenade aux séminaristes du diocèse. Lors de la séparation des Eglises et de l’Etat en 1905, il fut mis sous séquestre et vendu aux enchères. Restauré en 2007, il est aujourd’hui le siège de l’entreprise Joncour.

Maner Keriner

Propriété des De Botmeur au XVIème, puis de Audoyn de Keriner, il passa aux De L’Ecluse de Longraye dont l’un des membres fut maire de la commune de 1868 à 1919. Un incendie détruisit l’une de ses ailes. Il fut mis en vente en 1926.

Le colombier féodal se dresse au milieu d’un parc boisé d’où émerge une tour octogonale flanquée d’une tourelle ronde (escalier à vis classé).

Maner Keraskoed Le manoir de Keraskoed

Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1991, ce manoir fut entièrement reconstruit au XVIIème siècle par la famille De Kerguélen. Sous le Premier Empire, il était la demeure d’Enjobert de Martillat, maire de la commune. Le domaine fut démembré en 1915 et le manoir connut divers propriétaires, avant d’être racheté en 1949 par Artus Guillemot qui reboisa les parcelles attenantes et créa un jardin à la Française.

Il faudrait aussi citer Maner Treger, La Boissière (Maner ar Vugid) dont il ne reste qu’une tourelle du XVIème siècle, Maner Kervouijen, construit en 1863 par Urvoy de Portzamparc et récemment rénové, après avoir été la résidence d’un maire puis un centre d’observation et de pré-formation pour adolescents.

Des empreintes ancestrales

Le passé se lit aussi, plus modestement, dans ces détails que nos prédécesseurs inscrivirent dans la pierre de leur demeure : dates, noms, signes...
- Façade de Kerdangi
- Chaumière du GozhKêr
- Maison de Pen ar Creac’h
- Cheminée de Kervernar
- Evier mural

Ou encore, dans la conservation d’outils, de machines agricoles..., témoignages ultimes d’une vie rurale. Souvent conservés dans un but ornemental, ils sont des repères, des racines sans lesquels se briserait la chaîne des générations.
- Cuisine pour la pâtée au cochons
- Manège à chevaux
- Loge du moulin de Roudouig

Deux sentiers de randonnée balisés

Comme son nom l’indique, Le tour du bourg vous conduira sur qulque 6 km, à travers un espace en partie protégé et boisé, au plus près du coeur urbanisé de Pluguffan.

Sur un peu plus de 7 km, Les chemins nous racontent Pluguffan via Kergebed, Kernizon, Meilh Boaz, la Chapelle, Kergoad et Kervorvan. Cette boucle en pleine campagne offren environ une heure cinquante de marche.

Itinéraires à découvrir (panneau près de la mairie)

Et au fil du temps, vous aurez plaisir à explorer par vous-mêmes nombre de chemins, de sentiers, riches de découvertes.

A signaler, enfin : au rond-point de Kereured, un parking permettant d’accéder à l’ancienne voie de chemin de fer ouverte en 1884 pour relier Quimper à Pont-L’Abbé. Ses 11 km désormais déferrés peuvent être parcourus en toute quiétude, à pied ou à vélo, en toutes saisons.


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | Mentions légales